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LÉSIONS LES PLUS FRÉQUENTES AU RUNNING

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Lësions fréquentes au running
Lësions fréquentes au running

Existe-t-il un risque de se blesser en courant? Connaissez-vous les lésions fréquentes au running? Si vous lisez ceci, vous faites partie de ces personnes qui recherchent un mode de vie plus sain, et qui très certainement… choisissent de courir. Le running (anciennement appelé jogging) est considéré comme l’une des activités physiques les plus populaires dans le monde entier. En effet, son faible coût (une paire de chaussures et peu d’autres choses !) et sa facilité d’accès ont entraîné une augmentation considérable du nombre de coureurs (ou runners) au cours des dernières décennies. Cependant, il est nécessaire de prendre en compte plusieurs facteurs pour que cette grande activité sportive ne devienne pas un cauchemar.

CAUSES ET ZONES LES PLUS COMMUNES DES LÉSIONS AU RUNNING

Le principal inconvénient (outre le fait de ne pas améliorer vos marques en courant… ) est le risque de blessure. On estime que les coureurs débutants sont susceptibles de subir 17 blessures pour chaque 1000 heures de course, mais… ne vous inquiétez pas ! Des études scientifiques indiquent également que ce risque diminue (jusqu’à 7 blessures pour 1000 heures) chez les coureurs plus réguliers. Cela indiquerait l’assimilation possible de notre corps à la charge lors de la course et aurait un risque de blessure plus faible après cette adaptation.

Bien que la plupart des blessures les plus fréquentes au running se développent progressivement au fil du temps et que l’on pense qu’elles sont causées par de multiples facteurs, une grande partie de ces blessures (estimée à 30 %-50 %) sont causées par la « surutilisation ». C’est une charge d’entraînement élevée qui peut entraîner un déséquilibre entre la charge répétitive d’un tissu et sa capacité d’adaptation.

Alors… du calme et faites vos kilomètres de manière contrôlée !

LES LÉSIONS FRÉQUENTES AU RUNNING

Les blessures les plus fréquentes en course à pied se situent dans les extrémités inférieures ou dans le système locomoteur, principalement au niveau du pied, de la cheville, de la partie inférieure de la jambe ou du genou. Des douleurs à l’avant du genou (douleur fémoro-patellaire) et sur le côté (syndrome de la bandelette ilio-tibiale), à l’avant de la jambe (périostite tibiale ou « medial tibial stress syndrome » (MTSS)), au tendon d’Achille (tendinopathie d’Achille) et à la plante du pied (fasciite plantaire) sont plus fréquentes.

DOULEUR FÉMORO-PATELLAIRE

Dans certains cas de douleurs fémoro-patellaires, il peut y avoir ce qu’on appelle une chondromalacie rotulienne (différents degrés de dégénérescence et d’usure du cartilage articulaire à l’intérieur de la rotule). Vous devez prêter attention aux symptômes les plus courants. Il s’agit de douleurs pendant la course en fléchissant le genou, douleurs après de longues périodes d’assise avec les genoux fléchis (voyages, réunions, …), clics ou sons dans le genou en se penchant ou en s’étirant. Les causes de cette blessure sont généralement des activités vigoureuses qui sollicitent le genou (s’accroupir, monter des escaliers, …), un changement soudain d’activité sportive; mais un mauvais alignement de la rotule, des chaussures inadéquates ou usées, une pronation excessive du pied, … Le traitement visera toujours à améliorer la mobilité et la force du genou, en combinant des exercices, des chaussures adaptées et une meilleure technique de course.

LE SYNDROME DE LA BANDELETTE ILIO-TIBIALE

On l’appelle un syndrome parce qu’il s’agit d’un ensemble de symptômes caractéristiques de cette lésion fréquente au running. Les premiers indices que vous devez rechercher au cas où vous en souffrirez sont la douleur et/ou la sensibilité au moment de toucher/palper la face externe du genou. Là, vous sentirez comme une corde tendue, juste devant la tête du péroné. Cette blessure est considérée comme une blessure de surmenage (gestes répétitifs… comme on le fait en courant !) et est souvent associée à une faiblesse des muscles abducteurs de la hanche (faîtes travailler vos fesses !).

LE SYNDROME DE STRESS TIBIAL MÉDIAL. L’UNE DES BLESSURES LES PLUS COURANTES EN COURSE À PIED

Mieux connue sous le nom de périostite tibiale (bien que ce ne soit pas vraiment la même chose), elle est l’une des blessures de surcharge les plus courantes subies par les coureurs et représente jusqu’à 30 % de l’ensemble des blessures. Bien que souvent peu grave, elle peut être assez invalidante et évoluer vers des complications plus graves si elle n’est pas traitée correctement. Souvent, la cause est également multifactorielle (erreurs d’entraînement, surfaces dures, chaussures inadaptées et mauvaise foulée). La plupart des études préconisent comme traitements appropriés le repos et la glace. Vous devez aussi considérer la modification du programme d’entraînement, l’étirement et le renforcement des muscles des membres inférieurs, et des chaussures de course adéquates (c’est essentiel !). Des chaussures de course avec un amorti correct peuvent parfois aider, et une visite chez le kiné et le podologue pour appliquer une thérapie manuelle ou corriger la démarche et reprendre progressivement l’activité en vaut la peine.

TENDINOPATHIE ACHILLÉENNE

Cette blessure touche 9 % des coureurs et est à l’origine de jusqu’à 5 % des abandons prématurés chez les athlètes professionnels (keep calm !). L’origine de la tendinopathie d’Achille n’est pas clairement définie. Ce que nous savons, c’est qu’elle se produit lorsque le tendon n’est pas capable de supporter la charge à laquelle nous le soumettons (nous parlons encore de surutilisation et de manque d’adaptation…). On entend parfois cette blessure sous le nom de tendinite ou tendinose, mais elle fait référence au moment où la tendinopathie est constatée (présence ou non d’une inflammation et/ou d’une dégénérescence du tendon). Les facteurs de risque les plus courants sont : coureurs de plus de 30 ans, hommes, indice de masse corporelle élevé (léger surpoids…), diabète. Cela peut aussi êtr dû à une faiblesse musculaire dans les mollets/soléaires, raideur ou mobilité limitée de la cheville. Vous devez également faire attention à l’augmentation rapide des kilomètres ou des rythmes de course, à la course en pente et aux chaussures usées (il est temps de vérifier si vos baskets ont besoin d’être renouvelées !). Le traitement le plus courant est la combinaison de glace, d’analgésiques, de modification de la charge sur le tendon, d’évaluation du changement de chaussures et d’étude de la foulée et de la technique de course.

La tendinopathie d’Achille et le syndrome de stress tibial ont des causes et des lésions similaires. On pense que le mouvement de pronation et la vitesse de pronation provoquent tous deux une distension et une diminution de l’arête du pied. Cela augmente la tension du long fléchisseur des orteils, du muscle tibial postérieur et du muscle soléaire, important dans le développement des blessures. Certains auteurs considèrent que non seulement le mouvement et la vitesse de la pronation, mais aussi la durée pendant laquelle le pied reste en position de pronation pendant la marche ou la course, sont des facteurs de blessure.

FASCIITE PLANTAIRE

La fasciite plantaire est la pathologie la plus diagnostiquée au niveau du pied et de la cheville, représentant 10% de toutes les pathologies du membre inférieur. Dix pour cent des patients atteints de fasciite présentent des symptômes persistants et invalidants. L’une des questions les plus fréquentes que pose le podologue au cabinet est la suivante : quand vous vous levez le matin, avez-vous mal ? Et la plupart des patients font remarquer que lorsqu’ils se lèvent, les premiers pas de la journée sont très douloureux, comme une sensation de piqûres. C’est l’un des principaux signes de diagnostic de la fasciite plantaire. Il faut tenir compte du fait que toutes les douleurs au talon ne sont pas un diagnostic de fasciite. Cependant, nous recommandons une étude de l’empreinte pour un diagnostic et un traitement précis.

En conclusion, chers coureurs, veuillez noter que la course à pied ne présente pas un risque de blessure plus élevé que les autres sports. Il est important de contrôler la charge d’entraînement, d’effectuer des exercices de mobilité et de force et de choisir de bonnes chaussures !

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